LG prévoit de supprimer les SDK de proxy résidentiel des applications pour téléviseurs connectés
LG Electronics USA annonce qu’elle suspendra les applications pour téléviseurs connectés qui utilisent des logiciels de proxy résidentiel afin d’acheminer le trafic Internet de tiers via les téléviseu...
LG Electronics USA annonce qu’elle suspendra les applications pour téléviseurs connectés qui utilisent des logiciels de proxy résidentiel afin d’acheminer le trafic Internet de tiers via les téléviseurs de ses clients. Cette décision fait suite à des recherches indiquant que les composants proxy sont très répandus dans les applications disponibles sur la boutique webOS de LG.
La société de sécurité Spur a rapporté plus tôt ce mois-ci que plus de 42 % des applications examinées pour les téléviseurs LG contenaient des kits de développement logiciel capables de transformer un téléviseur en nœud proxy résidentiel. L’étude a également détecté des composants similaires dans plus d’un quart des applications conçues pour la plateforme Tizen de Samsung. Les logiciels concernés comprenaient des jeux, des économiseurs d’écran et des utilitaires de gestion de fichiers.
Les fournisseurs de proxys résidentiels rémunèrent les développeurs d’applications pour intégrer leurs SDK. En contrepartie, un appareil peut devenir partie prenante d’un réseau proxy utilisé par des clients payants pour envoyer des requêtes Internet via une connexion résidentielle. Certaines applications proposeraient aux utilisateurs de choisir entre regarder des publicités et autoriser le téléviseur à participer au réseau.
John Taylor, vice-président senior chez LG, a déclaré que l’entreprise travaillait avec les développeurs pour supprimer la fonctionnalité proxy des applications webOS. Les développeurs qui ne se conformeront pas à cette demande verront leurs applications suspendues, a-t-il indiqué. LG prévoit également de renforcer son processus d’examen des applications soumises, notamment celles qui contiennent des SDK de proxy résidentiel.
Bright Data, identifié par Spur comme le réseau proxy le plus courant dans son étude des applications LG et Samsung, a déclaré que son système reposait sur le consentement des utilisateurs. L’entreprise affirme que les participants s’inscrivent volontairement via un écran dédié, reçoivent une rémunération ou un autre avantage et sont mis en relation avec des clients contrôlés. Bright Data a également mentionné un audit indépendant et des mesures de protection destinées à empêcher les clients d’accéder aux autres appareils du réseau local d’un utilisateur.
Spur soutient que la principale préoccupation tient à l’ampleur et au contexte des déploiements, plutôt qu’à l’existence même des réseaux proxy. Les consommateurs peuvent ne pas considérer les téléviseurs connectés comme des ordinateurs polyvalents, ce qui les empêche d’évaluer correctement les implications d’une demande de consentement intégrée à une application. Les chercheurs ont également averti que le consentement pouvait être donné par des membres du foyer qui ne sont pas autorisés à prendre ce type de décision, notamment des enfants.
L’examen de LG serait en cours. L’annonce de l’entreprise n’indique pas à quelle vitesse les applications concernées seront modifiées ou supprimées.
