Le NCSC encourage les organisations à utiliser l’authentification pré-amorçage de BitLocker

Le Centre national britannique de cybersécurité (NCSC) encourage les organisations à configurer Microsoft BitLocker avec un code PIN de pré-amorçage, avertissant que le chiffrement sans étape d’authen...

Le Centre national britannique de cybersécurité (NCSC) encourage les organisations à configurer Microsoft BitLocker avec un code PIN de pré-amorçage, avertissant que le chiffrement sans étape d’authentification supplémentaire peut rendre les appareils Windows plus exposés aux attaques.

BitLocker chiffre le système d’exploitation et les données stockées sur un appareil, contribuant ainsi à protéger les informations en cas de perte ou de vol de l’ordinateur. Cependant, le NCSC indique qu’un code PIN constitue une protection supplémentaire importante contre les vulnérabilités de l’environnement de récupération Windows (WinRE), une composante de Windows conçue pour réparer les systèmes et récupérer les données en cas de problème.

Pourquoi WinRE est important

WinRE contient des fichiers qui ne sont pas chiffrés par BitLocker afin que la récupération reste possible si le chiffrement lui-même contribue à une défaillance du système. Cette conception crée une zone que les attaquants peuvent tenter d’exploiter. Des recherches récentes, notamment sur la vulnérabilité appelée YellowKey, ont montré comment des faiblesses de WinRE pourraient potentiellement être utilisées pour contourner certaines protections de BitLocker. Microsoft a déjà révélé et corrigé des problèmes similaires.

Le NCSC décrit ces incidents comme une conséquence persistante d’exigences de conception concurrentes, et non comme la preuve de l’existence d’une porte dérobée cachée. Les fonctionnalités de récupération devant rester disponibles, de nouveaux bogues touchant ce composant pourraient continuer à apparaître. L’obligation d’utiliser un code PIN signifie qu’un attaquant doit d’abord franchir une étape d’authentification supplémentaire avant d’utiliser les outils de récupération, ce qui réduit l’impact de cette catégorie d’attaques.

Options lorsque l’utilisation d’un code PIN n’est pas pratique

L’agence reconnaît que la saisie manuelle d’un code PIN ne convient pas à tous les déploiements, notamment aux ordinateurs partagés en espaces de travail flexibles, aux systèmes utilisés dans des situations d’urgence ou aux machines qui doivent démarrer sans intervention humaine. Elle recommande d’envisager d’autres mesures de sécurité plutôt que de laisser BitLocker sans authentification pré-amorçage.

  • Réutiliser un code PIN existant : Lorsque cela est approprié, les organisations peuvent aligner le code PIN de BitLocker sur un code PIN Windows Hello, afin d’éviter d’imposer un identifiant supplémentaire aux utilisateurs.
  • Utiliser Network Unlock : Les appareils connectés à un réseau d’entreprise de confiance peuvent obtenir automatiquement la clé de déverrouillage, tandis que ceux qui fonctionnent en dehors de ce réseau peuvent continuer à exiger un code PIN.
  • Déployer une clé de démarrage : Une clé USB peut fournir une authentification pré-amorçage, mais elle introduit des risques en cas de perte ou de vol de l’appareil.
  • Appliquer des restrictions d’accès : Si aucune méthode de pré-amorçage n’est envisageable, les politiques d’accès conditionnel peuvent limiter les services et les données sensibles accessibles aux appareils présentant un risque plus élevé.

La recommandation centrale du NCSC est que les organisations évaluent les compromis et mettent en œuvre une mesure compensatoire, plutôt que de s’appuyer sur BitLocker sans couche d’authentification supplémentaire.