Un atelier du NCSC souligne la nécessité d’une migration coordonnée vers la cryptographie post-quantique

Le National Cyber Security Centre (NCSC) du Royaume-Uni, Vodafone et le National Cyber Advisory Board appellent à une coopération plus étroite entre les pouvoirs publics, l’industrie et le monde unive...

Le National Cyber Security Centre (NCSC) du Royaume-Uni, Vodafone et le National Cyber Advisory Board appellent à une coopération plus étroite entre les pouvoirs publics, l’industrie et le monde universitaire alors que les organisations se préparent à adopter la cryptographie post-quantique (PQC).

Ce message fait suite à un atelier sur la migration organisé en décembre 2025, auquel ont participé des responsables et des spécialistes de la sécurité chargés de la cryptographie et de la résilience technologique. L’événement était axé sur le partage des difficultés et des approches pratiques, les participants soulignant qu’aucune organisation ne peut gérer cette transition seule.

Pourquoi les préparatifs doivent commencer dès maintenant

Les futurs ordinateurs quantiques pourraient compromettre nombre de systèmes cryptographiques à clé publique actuellement utilisés pour protéger les réseaux, les applications et les données. Les algorithmes de cryptographie post-quantique sont conçus pour assurer une protection contre les attaques menées par des ordinateurs quantiques comme classiques.

Le NCSC a publié des jalons de migration, avec notamment des objectifs pour 2028 et 2031. Bien que ces échéances puissent sembler lointaines, l’atelier a souligné que la complexité des environnements technologiques, la longévité des matériels et les dépendances vis-à-vis des fournisseurs signifient que l’inventaire et la planification doivent commencer immédiatement.

Obtenir le soutien de la direction

Selon les participants, la migration a davantage de chances de réussir lorsqu’elle est présentée comme un enjeu de résilience de l’entreprise et de gestion des risques, plutôt que comme une simple mise à niveau technique. Les organisations ont été encouragées à désigner un responsable de haut niveau, à expliquer le coût et les conséquences d’un retard, et à relier les travaux liés à la PQC aux priorités existantes telles que le remplacement des systèmes obsolètes, la conformité et la résilience cyber au sens large.

Une préparation précoce peut renforcer l’argumentaire métier. Cela peut notamment consister à identifier les systèmes critiques et les données sensibles, à évaluer les dépendances de la chaîne d’approvisionnement et à déterminer quels actifs seront les plus longs à mettre à jour. Une feuille de route progressive, assortie de jalons clairs, des besoins de financement et des compétences nécessaires, peut ensuite donner aux décideurs une vision concrète du programme.

Les chaînes d’approvisionnement font partie de la migration

L’atelier a également identifié la préparation des fournisseurs comme une dépendance centrale. Les organisations devraient aborder la PQC avec leurs fournisseurs suffisamment tôt, comprendre leurs plans de migration et formuler clairement leurs exigences lors des achats et des évaluations de sécurité.

Lorsque cela est possible, les fonctionnalités PQC devraient être intégrées aux cycles normaux de renouvellement technologique. Les produits qui prennent en charge les algorithmes concernés — ou qui peuvent être mis à niveau pour le faire — peuvent contribuer à réduire les perturbations et à éviter une transition ultérieure coûteuse et précipitée.

Le NCSC a déclaré qu’une collaboration continue et le partage d’expériences concrètes seront essentiels à mesure que les organisations transformeront les recommandations en plans de migration coordonnés.